Lionel Imbert
Ingénieur de recherche à l’Institut de biologie structurale (IBS)1 de Grenoble, Lionel Imbert est spécialiste des systèmes d’expression acellulaire. À la tête de la plateforme Cell-free - structure ouverte à la communauté scientifique en Europe sur ce sujet - il accompagne chercheurs et étudiants dans la production de protéines et d’ARN difficiles à obtenir par les méthodes classiques. Ces échantillons sont essentiels à l’étude de leur structure par spectroscopie RMN, cristallographie ou cryo-microscopie électronique. En ce sens, Lionel Imbert a également développé des méthodologies avancées de marquage isotopique qui simplifient et accélèrent les études de protéines complexes. Très investi dans la formation, il organise une école pratique de marquage isotopique tous les deux ans et intervient dans plusieurs universités et écoles internationales. Il est récompensé par la médaille de cristal du CNRS pour son rôle clé dans la diffusion de ces technologies auprès de la communauté scientifique.
- 1Unité CEA/CNRS/Université Grenoble Alpes
Lionel Imbert : l’expression acellulaire pour la biologie structurale I Talents CNRS
Lionel Imbert est expert en expression acellulaire de protéines. Cette technique innovante permet de produire des protéines hors des cellules vivantes, offrant une solution lorsque les méthodes traditionnelles échouent. À la tête de la plateforme Cell-free, unique en Europe, il a optimisé des procédés pour synthétiser des protéines complexes en seulement quelques jours. Ces échantillons, autrement impossibles à obtenir, sont essentiels pour des études structurales en RMN (Résonance Magnétique Nucléaire), cristallographie ou cryo-microscopie électronique. Il a également développé des stratégies de marquage isotopique, simplifiant l’analyse de grosses protéines et permettant des avancées significatives dans la recherche. Passionné par la transmission et la collaboration, Lionel Imbert organise des formations et participe à des projets européens. Il explore désormais comment l’intelligence artificielle pourrait s’allier à l’expression acellulaire pour accélérer le design de protéines, ouvrant de nouvelles perspectives pour la biologie structurale.