© Benedikt Mandl

Vincent Loubière

Prix Jacqueline Godet

Après une thèse au sein de l’équipe de Giacomo Cavalli à l’Institut de Génétique Humaine (2014–2019, Montpellier), où il étudie le rôle de facteurs épigénétiques capables de modifier l’expression des gènes et de provoquer des cancers, Vincent Loubière effectue un postdoctorat dans l’équipe d’Alexandre Stark à l’Institut de Pathologie Moléculaire (Vienne, Autriche), où il se spécialise dans l’étude des séquences d’ADN qui régulent l’activation des gènes. Recruté en 2025 comme chargé de recherche au CNRS, il étudie désormais les mécanismes non génétiques (épigénétiques, transcriptionnels) de l’initiation et de la progression tumorales, en utilisant la mouche drosophile comme modèle.

Vincent Loubière étudie les mécanismes à la fois génétiques et épigénétiques qui régulent l’expression des gènes au cours du développement normal et de la tumorigenèse. Alors que le cancer est généralement considéré comme une maladie génétique causée par l’accumulation de mutations, ses travaux récents ont notamment mis en évidence des cancers d’origine purement épigénétique chez la mouche drosophile, c’est-à-dire qui surviennent en l’absence de toute mutation génétique causale. Ses recherches actuelles se concentrent sur l’étude de ce phénomène, avec l’espoir de découvrir de nouveaux mécanismes non génétiques impliqués dans l’apparition et la persistance des cancers.

Vincent Loubière, chercheur en mécanismes épigénétique du cancer | Prix Jacqueline Godet 2025

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