© Elodie Duval

Simon Duval

Médaille de bronze du CNRS

Et si l’origine de la vie relevait autant d’un problème d’énergie que de molécules ? C’est l’hypothèse explorée par Simon Duval, chercheur au laboratoire Bioénergétique et ingénierie des protéines (BIP)1 . Il s’intéresse aux mécanismes universels du vivant fondés sur les transferts d’électrons et de protons pour former de l’ATP. En rapprochant géochimie et bioénergétique, il montre que certains minéraux, comme la rouille verte, peuvent catalyser des réactions comparables à celles des enzymes, notamment l’oxydation du méthane en méthanol. Ces résultats suggèrent que des fonctions longtemps considérées comme propres au vivant pourraient émerger dans des systèmes minéraux. Mais réaliser ces réactions ne suffit pas : encore faut-il conserver ce qu’elles produisent. Le chercheur étudie ainsi le rôle des minéraux pour stocker, produire de l’énergie dans des vésicules organiques, elles même produites par ces minéraux. Une approche interdisciplinaire qui éclaire les premières étapes du vivant et ses possibles formes ailleurs.

  • 1Unité AMU / CNRS