Christophe MaurelDirecteur de recherche CNRS
Christophe Maurel est Directeur de recherche CNRS, directeur de l’Institut des Sciences des Plantes de Montpellier (IPSiM), et responsable d'une équipe travaillant sur le transport de l'eau chez les plantes.
Lors de son post-doctorat à San Diego, il a contribué à la découverte chez les plantes de protéines canal à eau, les aquaporines. Recruté au CNRS en 1993, il a depuis poursuivi son travail sur la fonction et régulation de ces protéines et, de manière plus générale, sur les mécanismes de transport d’eau chez les plantes. Lauréat d’une ATIP CNRS en 1999, Christophe Maurel a créé sa propre équipe de recherche dans l’UMR Biochimie et Physiologie Moléculaire des Plantes (BPMP, Montpellier), renommée Institut des Sciences des Plantes de Montpellier (IPSiM) en 2021. En alliant des approches de génétique, physiologie moléculaire, biochimie, imagerie et modélisation mathématique, Christophe Maurel et son équipe s’intéressent actuellement à l’absorption de l’eau par les racines et cherchent à comprendre comment ce processus, déterminé par l’architecture du système racinaire et ses propriétés hydrauliques, est lié à la croissance des plantes et à leurs réponses aux stress environnementaux. Christophe Maurel est lauréat de la médaille de bronze du CNRS, de plusieurs prix de l’Académie des Sciences et d’une ERC Advanced. I a été promu DRCE en 2021 et élu membre de l’Académie des Sciences en 2022.
FoodDrought - Cereal Food for Drought: a Root-based Approach
L'eau est un facteur fortement limitant pour la production agricole mondiale, et le changement climatique aggrave cette menace. La sélection de plantes cultivées plus résistantes à la sécheresse est donc une priorité. Bien que les racines jouent un rôle stratégique dans la réponse des plantes à la sécheresse, leurs caractéristiques ont été peu étudiées par les sélectionneurs, principalement en raison des difficultés liées au phénotypage à haut débit. Le projet FoodDrought a pour objectif d'exploiter une analyse génétique exhaustive de la capacité de transport d’eau des racines récemment réalisée chez le maïs et de transférer ces connaissances pour améliorer le statut hydrique de plantes soumises à la sécheresse. Pour y parvenir, le lien physiologique entre l'hydraulique racinaire, la transpiration des plantes et la croissance, découvert chez cette espèce, sera étudié et il sera montré qu'il peut représenter un nouveau réseau de traits à utiliser dans des programmes de sélection des céréales. Les approches proposées pourront être mises en œuvre à l'aide de l'édition génomique ou de la sélection conventionnelle (introgression d'allèles) dans des lignées élites. Ainsi, sur la base d'un caractère racinaire encore inexploré, ces approches permettront l'optimisation du statut hydrique de lignées élites grâce à la sélection raisonnée d’haplotypes favorables.