© Claas Kirchhelle

Charlotte Kirchhelle

Médaille de bronze du CNRS

En 2021, Charlotte Kirchhelle quitte l’université d’Oxford pour rejoindre le laboratoire Reproduction et développement des plantes (RDP)1  à Lyon. Un environnement qu'elle voit comme idéal pour porter des idées ambitieuses. La chargée de recherche Inrae y poursuit alors ses recherches sur la manière dont les plantes construisent des organes aux formes stables et reproductibles. Sa réponse passe par un objet longtemps négligé : les arêtes des cellules qui concentrent les contraintes mécaniques. Son équipe a montré qu'elles sont des lieux actifs. Certaines protéines s'y accumulent, détectent le stress mécanique et coordonnent la croissance cellulaire. Sans ce mécanisme, les tissus se désorganisent. Plus surprenant : d'autres protéines clés pour le maintien du cytosquelette se concentrent également aux arêtes. Son hypothèse en cours est que la géométrie et les forces physiques suffiraient à les y pousser, sans instruction biologique explicite. De tels mécanismes ne se limiteraient pas aux plantes, mais pourraient exister à travers tout l'arbre du vivant. De quoi suggérer que la physique contribue elle aussi à organiser le vivant.

  • 1Unité CNRS / ENS de Lyon / Inrae