Nouveaux membres de l’Académie des sciences : 5 biologistes du CNRS élus

Distinctions

L’Académie des sciences accueille en 2026, dix-huit nouveaux membres, reconnaissant ainsi des parcours scientifiques d’excellence. Parmi eux, plusieurs scientifiques issus de CNRS Biologie, dont les travaux contribuent au rayonnement national et international de la recherche française et à l’avancée des connaissances dans les sciences du vivant.

Cette année, les élections ont eu pour objectif de renforcer l’expertise disciplinaire au sein de chacune des neuf sections de l’Académie des sciences, qui constituent le socle organisationnel scientifique de l’institution. Contrairement à l’année précédente, marquée par un mode de scrutin fondé sur des commissions interdisciplinaires afin de répondre à des enjeux scientifiques et sociétaux transversaux, les élections 2026 s’inscrivent dans une approche différente.

Elles visent en effet à consolider les compétences fondamentales de l’Académie des sciences dans l’ensemble des grands champs de la recherche : biologie humaine et sciences médicales, biologie intégrative, biologie moléculaire, cellulaire et génomique, chimie, mathématiques, physique, sciences de l’Univers, ainsi que sciences mécaniques et informatiques. Cette démarche garantit le maintien d’un haut niveau d’excellence disciplinaire, indispensable à l’exercice de ses missions d’expertise et de conseil.

Chimie

  • Sylviane Muller, directrice de recherche émérite au CNRS, laboratoire Biotechnologie et signalisation cellulaire (BSC-CNRS/ Université de Strasbourg) et membre de l’Institut d’études avancées de l’université de Strasbourg (Usias). Chercheuse en immunologie et chimie thérapeutique, Sylviane Muller est spécialiste des maladies autoimmunes. Elle est connue pour être à l’origine d’un traitement peptidique prometteur actuellement en étude clinique avancée contre le lupus.

Biologie moléculaire et cellulaire, génomique

  • Chris Bowler, directeur de recherche au CNRS, Institut de biologie de l’École normale supérieure (IBENS) – CNRS/ENS-PSL/Inserm). Chris Bowler est un biologiste marin qui a profondément transformé notre compréhension de la biologie et de l’écologie des diatomées marines. Sa carrière fait le pont entre la biologie moléculaire et l’écologie marine, ce qui fait de lui une figure clé de la génomique océanique.
  • Matthieu Piel, directeur de recherche au CNRS, laboratoire Biologie cellulaire et cancer (CNRS/Institut Curie). Les travaux de Matthieu Piel ont mis en évidence le rôle central des contraintes physiques, en particulier du confinement, dans le comportement des cellules immunitaires et cancéreuses au sein des tissus. Il a ainsi participé à l’émergence d’une vision intégrée de la biologie cellulaire où mécanique, architecture cellulaire et fonction biologique sont étroitement couplées.

Biologie intégrative

  • François Parcy, directeur de recherche au CNRS, Laboratoire de physiologie cellulaire et végétale (CEA/ CNRS/Inrae/Université Grenoble Alpes). François Parcy est un biologiste du développement végétal qui utilise une combinaison d’approches (génétique moléculaire, biologie structurale, bioinformatique, modélisation) pour comprendre comment les fleurs se forment et comment elles sont apparues dans l’évolution.

Biologie humaine et sciences médicales

  • Éric Gilson, directeur de recherche au CNRS, directeur de l’Institut de recherche sur le cancer et le vieillissement, Nice (Ircan – CNRS/Inserm/Université Côte d’Azur). Biologiste moléculaire spécialiste des mécanismes du vieillissement, Éric Gilson étudie comment les extrémités des chromosomes assurent la stabilité du génome et l’homéostasie cellulaire. Ses résultats ont permis de mieux comprendre l’organisation de la chromatine des télomères et comment son altération déclenche la sénescence cellulaire et favorisent l’oncogenèse.