5 biologistes du CNRS récompensées par le 20e Prix L'Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science France

Distinctions

Pour cette 20ème édition du prix, la Fondation L'Oréal, en partenariat avec l'Académie des sciences et la Commission nationale française pour l'UNESCO a récompensé 35 jeunes chercheuses, dont 5 lauréates rattachées à CNRS Biologie.

Issues de toutes les régions de France métropolitaine et d'outre-mer et travaillant dans des disciplines variées, les 35 jeunes scientifiques récompensées lors de cette 20ème édition ont été sélectionnées parmi près de 820 candidates par un jury de plus de 50 membres de l’Académie des sciences. Biologie, physique, chimie, mathématiques, informatique, ingénierie, sciences de la Terre et de l'Univers : dans un ou plusieurs de ces domaines, les lauréates ont su démontrer une expertise remarquable, au sein des différents organismes de recherche.

Sanâa Bensaha, doctorante au Centre de biologie intégrative, Unité de biologie moléculaire, cellulaire et du développement – MCD (CNRS/Université de Toulouse)

Sanâa Bensaha a grandi à Toulouse, où elle a fait tout son parcours. Fascinée par la façon dont les cellules conservent leur identité au fil du temps, elle prépare une thèse au Centre de biologie intégrative. Elle y étudie l'organisation de notre ADN à l'intérieur du noyau : le rôle de protéines qui compactent certaines régions du génome, et la « mémoire » qui permet aux cellules de transmettre leur identité. En parallèle, elle s'investit dans la médiation scientifique auprès des jeunes filles, pour leur montrer qu'elles y ont leur place

Amandine Chantharath, doctorante au Centre international de recherche en infectiologie - CIRI (CNRS/ENS de Lyon/Inserm/Lyon 1 Université)

Amandine Chantharath a grandi à Rillieux-la-Pape, en banlieue lyonnaise, dans une famille venue du Laos. C'est au lycée qu'elle découvre l'existence des grandes écoles. Après l'École normale supérieure de Lyon et plusieurs stages, dont certains aux États-Unis, elle prépare aujourd'hui une thèse à l'interface entre évolution, immunologie et microbiologie. Elle y étudie la diversité des défenses immunitaires du vivant. Marquée par son parcours, elle s'engage pour rendre ces voies plus accessibles à celles et ceux qui n'osent pas s'y projeter.

Fadma Lakhal, doctorante au laboratoire Dynamique du noyau (CNRS/Institut Curie/Sorbonne Université)

Fadma Lakhal a grandi à Antibes, dans une famille où les générations de femmes qui l'ont précédée n'avaient pas pu étudier. Après une licence et un master à Nice, elle mène aujourd'hui une thèse à l'Institut Curie, à Paris, où elle observe au microscope Rad51, une protéine clé de la réparation de l'ADN. En deuxième année de thèse, un cancer osseux agressif l'oblige à interrompre ses travaux huit mois. Elle est revenue au laboratoire, déterminée à montrer que les obstacles ne définissent pas une chercheuse.

Flora Paldi, post-doctorante à l’Institut de génétique humaine – IGH (CNRS/Université de Montpellier)

Flora Paldi a grandi à Budapest, en Hongrie. Sa curiosité pour le vivant la conduit à Édimbourg, en Écosse, où elle découvre la recherche, puis à Montpellier. À l'Institut de génétique humaine, elle étudie la façon dont l'ADN s'organise dans le noyau des cellules, et comment celles-ci gardent la mémoire de leur identité, un mécanisme dont le dérèglement pourrait aider à comprendre certaines maladies comme le cancer. Mère de quatre enfants nés pendant son post-doctorat, elle veut montrer que famille et carrière scientifique ne s'excluent pas.

Maëlys Solal, doctorante à l’Institut du cerveau – ICM (CNRS/Inserm/Sorbonne Université)

Maëlys Solal a grandi à Paris. Après le Bachelor de l'École polytechnique, en mathématiques et informatique, elle se spécialise en intelligence artificielle à Oxford, puis en sciences cognitives à l'École normale supérieure. Ce parcours interdisciplinaire la mène à l'Institut du cerveau, où elle a réalisé sa thèse : elle y a développé des outils d'intelligence artificielle pour aider les médecins à repérer des anomalies sur les images du cerveau et mieux comprendre les maladies neurologiques. Très engagée, elle œuvre pour la place des femmes en sciences.