IFB Core Cluster
Quand la biologie moderne produit des données en quantités massives, il faut des infrastructures de calcul haute performance à la hauteur pour les traiter. Mais surtout, des équipes capables de les faire tenir. C'est le pari qu'ont relevé douze ingénieures et ingénieurs issus du CNRS, de l'INRAE, de l'Inserm et de Sorbonne Université. Ils ont construit ensemble, à distance et en parallèle de leurs missions locales, une infrastructure distribuée unique en France : l'IFB1 Core Cluster. Celle-ci repose sur un principe simple basé sur la mutualisation : les développements du Core nourrissent les régions et ceux des régions remontent au Core. De cette circulation d'expertise est née la mise à disposition de plus de 700 outils bioinformatiques maintenus collectivement et pensés pour tous les profils d'utilisateurs. Cette mutualisation se retrouve notamment dans la plateforme UseGalaxy.fr, utilisée par une large communauté. C'est d’ailleurs sur cette base commune que des projets de santé publique majeurs ont pu reposer. Par exemple : la surveillance des variants du Covid-19 avec la plateforme EMERGEN ou encore la résistance aux antibiotiques avec ABRomics. Huit sites régionaux ont depuis adopté les standards de l’IFB Core Cluster, et l'aventure rayonne jusqu'en Côte d'Ivoire. La preuve que l'intelligence collective dépasse les efforts individuels.
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Institut français de bioinformatique (CEA/CNRS/INRAE/Inserm)
Liste des lauréats :
David Benaben, ingénieur d’études INRAE
Philippe Bordron, ingénieur d’études INRAE
Anthony Bretaudeau, ingénieur de recherche CNRS
Thomas Chaussepied, ingénieur de recherche CNRS
Nicole Charrière, ingénieure d’études CNRS
Manon Connault, ingénieure d’études INRAE
Jean-Christophe Haessig, ingénieur de recherche CNRS
Didier Laborie, ingénieur d’études INRAE
Gildas Le Corguillé, ingénieur de recherche Sorbonne Université
Julien Seiler, ingénieur de recherche CNRS
Guillaume Seith, ingénieur de recherche Inserm
Kamel Soaid Ferrahi, ingénieur de recherche CNRS