Emmanuelle Bayer
À son entrée au CNRS, Emmanuelle Bayer, choisit la communication chez les végétaux comme terrain d’exploration. Elle prouve que la genèse des plasmodesmes, canaux nanoscopiques reliant les cellules et permettant l’échange d’information, dépend du réticulum endoplasmique (RE). Lors de la division cellulaire il traverse la paroi en cours de constitution et empêche sa fermeture totale, donnant naissance à ces nanocanaux. Emmanuelle Bayer revisite ensuite le contrôle de leur ouverture par les dépôts de callose. Là encore le RE est instrumental ! Il crée avec la membrane plasmique, des zones de contact lipide-protéine dont la tension agit comme rhéostat de l’ouverture des plasmodesmes. Ces travaux éclairent notre connaissance de la dynamique des échanges intercellulaires, ouvrant les hypothèses sur leurs régulations. Ils revisitent aussi l’importance des contacts intermembranaires, prouvant leur rôle au-delà de la communication entre organelles, dans la communication intercellulaire.