© Sophie Boulet

Stéphanie Torrino

Médaille de bronze du CNRS

Les cellules doivent en permanence s’adapter aux contraintes de leur environnement pour maintenir leur équilibre. Stéphanie Torrino, chercheuse à l’Institut de pharmacologie moléculaire et cellulaire (IPMC)1  / IHU RespirERA, étudie comment les signaux mécaniques, comme la rigidité du milieu, sont traduits en réponses biochimiques, dans des contextes physiologiques comme pathologiques (cancers et fibroses). Lorsque l’environnement extracellulaire se rigidifie, les cellules modifient certaines protéines, activant des processus comme la division ou le déplacement. Ses travaux montrent que ces contraintes conduisent à une reprogrammation du métabolisme cellulaire et à un renforcement du cytosquelette. Cela augmente la mobilité des cellules et favorise la formation de métastases. Plus récemment, elle a mis en évidence un autre mécanisme : la production de sorbitol, qui favorise la formation de condensats biomoléculaires, des compartiments essentiels à la signalisation cellulaire. Ces recherches menées du niveau moléculaire jusqu’au patient, permettent de mieux comprendre le rôle des contraintes mécaniques dans les maladies.

  • 1Unité CNRS / Inserm / Université Côte d’Azur