Stéphane Peyrégne

Prix Georges Brahms

Ancien élève de l’École normale supérieure de Lyon, Stéphane Peyrégne a obtenu son doctorat à l’Institut Max Planck d’Anthropologie Évolutionnaire sous la direction de Kay Prüfer et Svante Pääbo (prix Nobel 2022). Il y a identifié des changements génétiques clés autour de l’origine des humains modernes et retracé l’histoire de Néandertaliens ayant vécu il y a 120 000 ans. Après un postdoctorat avec Benjamin Peter, durant lequel il a mis en évidence des métissages anciens entre nos ancêtres et les Néandertaliens, il a poursuivi ses travaux avec Janet Kelso pour reconstituer de nouveaux génomes dénisoviens. Recruté au CNRS en 2025, il fonde à l’Institut Jacques Monod une équipe soutenue par la Fondation pour la Recherche Médicale.

Grâce aux progrès de l’extraction et du séquençage de l’ADN ancien préservé dans les restes fossiles, il est désormais possible de reconstituer le génome de nos ancêtres et de nos plus proches cousins aujourd’hui disparus, les Néandertaliens et les Dénisoviens. Véritables machines à remonter le temps, ces génomes sont au cœur des travaux de Stéphane Peyrégne, qui les décrypte pour retracer l’évolution et l’histoire ancienne des populations humaines, mais aussi pour comprendre quand et comment sont apparus les variants génétiques associés à certains traits et maladies. Son équipe explorera ainsi l’évolution humaine comme une clé pour mieux comprendre notre biologie et notre santé actuelles.

Stephane Peyrégne, chercheur en paléogénomique | Prix Georges Brahms 2025

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